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Ce blog est une initiative de  RadioSansFrontiere.org. Il est coordonné et animé par M.Willy Colin,  journaliste-TV et fondateur de l'association. Fort de son implication dans le domaine du développement  des médias locaux + notamment la radio + il vous livre ici une sélection d' informations consacrées à l'actualité de ces radios dites "de proximité". Vous trouverez dans ces pages les dernières infos, des reportages, enquêtes, initiatives, rendez-vous, ainsi qu'une sélection de liens "radio-web". Bonne visite.

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Dimanche 26 novembre 2006

Le ministre de l'Information, Aboubacar Sylla vient de signer un 6eme agrément, dans le cadre de la politique de libéralisation des ondes, dont le vent a commencé à souffler sur la Guinée depuis juillet 2006. Le nouveau bénéficiare de cette licence n'est autre que l'association musicale Bembeya Jazz national de Guinée. Radio Bembeya FM, est donc cette radio communautaire que Sékou LeGrow et ses collègues s'apprêtent à lancer dans les jours à venir, une fois la fréquence octroyée.

Source: guineeconakry.info

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Samedi 25 novembre 2006

Reproduction intégrale

Mutation pour le premier média mondial
« LES RADIOS » SUCCÈDENT À « LA RADIO »

La radio est morte, vive les radios. Il n’y aura plus demain un ou deux modèles radiophoniques, mais des dizaines de modes d’écoute de sons, de musiques et de paroles. Pourtant, l’un d’entre eux, lié à la magie du direct, subsistera sans doute davantage que les autres. Telle est une des conclusions à laquelle ont abouti les travaux du colloque international « Quelles voix/voies pour le futur de la radio » qui s’est tenu à Louvain-la-Neuve et à Bruxelles les 9 et 10 novembre dernier.
 
Plus de cent vingt chercheurs et praticiens, venus essentiellement, mais pas seulement, des quatre coins de l’Europe, ont analysé les tendances futures de ce média qui fête cette année son premier siècle de véritable existence. Ils ont aussi déterminé les champs dans lesquels une recherche sur la radio était envisageable ces prochaines années. De la cinquantaine d’exposés présentés lors de cette rencontre découle un constat : la radio est aujourd’hui polymorphe et le devient encore chaque jour davantage suite aux progrès des nouvelles technologies.
 
Trois secteurs se partagent actuellement le champ de l’univers radiophonique : celui des radios publiques et des émetteurs généralistes, celui des privés à tendance souvent très ciblée et le « troisième secteur » des radios associatives, que les Anglo-saxons dénomment « radios communautaires ». Alors que la compétition privé/public marque toujours la radio en Europe, le « troisième secteur » s’avère en pleine expansion, particulièrement dans les pays en développement. Il y joue un rôle moteur, notamment sur le plan démocratique. Il constitue ainsi un des domaines où la radio s’assure un futur. Vis-à-vis des minorités et des peuples en devenir, la fonction sociale de la radio s’affirme chaque jour davantage.
 
Dans les pays développés, l’avenir de la radio passe incontestablement par une diversification des modes d’écoute du média. Car l’audience de la radio traditionnelle ne cesse de baisser, et pas seulement dans les classes les plus jeunes de la population. Les radios publiques, particulièrement, se préoccupent de cette évolution. Au cours du colloque, Francis Goffin, directeur des radios de la RTBF, a interpellé les chercheurs à ce propos. Il les a aussi invités à se pencher sur les méthodes de mesure de l’audience radiophonique qui, de l’avis général, posent actuellement problème.
 
Tout comme le transistor avait « sauvé » la radio lors de l’avènement de la télévision, les nouvelles technologies numériques donneront un nouveau dynamisme au média que l’on ne sera plus obligé d’écouter « on line ». Le podcast puis tous les modes d’écoute à la demande, commencent à organiser un nouvel univers radiophonique, où l’on redécouvre aussi les mérites du sonore et des univers qu’il permet de créer. Reste toutefois à déterminer si ces nouveaux modes d’écoute relèvent encore de la radiophonie, ou s’ils s’inscrivent davantage dans une dimension « sonore » ou « auditive ».
 
Car un élément qualifiera toujours « la » radio dans sa forme première : son rapport à l’instantanéité, au direct, à la communion avec l’auditeur. Dans les années 1930, Berthold Brecht reprochait à la radio d’être seulement un média d’émission, de diffusion. Bien des radios d’aujourd’hui ont tenté d’inverser cette tendance. Et le phénomène ne fait que croître. En effet, même s’il s’y immisce des formes plus construites et si la radio peut accueillir des programmes « de stock », c’est le flux de l’immédiat qui déterminera, pour longtemps encore, la particularité de ce média. Un moyen de communication qui permet d’être branché en permanence sur les battements du cœur du monde, mais aussi sur celui de chacun de ses auditeurs. Aucun autre mode de communication de masse ne permet meilleure interaction entre usagers et média.
 
Bien des champs s’ouvrent donc pour la recherche sur un média tellement évident et banalisé qu’il ne suscite pas autant de polémique et d’intérêt que la télévision. Alors qu’elle est et reste incontestablement le premier média mondial.
 
Un groupe de chercheurs européens avait décidé de relever un défi : sortir la radio de sa torpeur et fédérer tous ceux qui s’intéressent à ce média dans le monde académique. C’est ainsi qu’était né le consortium IREN (International radio research network) qui a été reconnu par l’Union Européenne en tant que réseau soutenu comme action de coordination. Le consortium a été aidé afin de redynamiser la recherche sur la radio au sein de l’Europe, celle-ci étant considérée comme un des moyens d’encourager de nouvelles formes de citoyenneté et de développement de la culture au sein de l’Union. En moins de trois ans, le consortium IREN a réussi à organiser sept réunions générales internationales et à rassembler un grand nombre de chercheurs universitaires et professionnels qui, juste là, se croyaient seuls, dans leur coin, à réfléchir sur la radio alors que les spots de l’actualité étaient constamment braqués sur la télévision ou sur Internet. IREN a aussi suscité un nouvel intérêt de la part des jeunes chercheurs pour le secteur de la radio.
Rassembleur et instigateur, s’appuyant sur une conception humaniste de la radio, postulant pour elle un rôle actif et citoyen, le consortium IREN a incontestablement rempli les objectifs qu’il s’était fixés.
Lors de la dernière rencontre en Belgique, les participants venant de France furent particulièrement nombreux fournissant un tiers des communicants et une part importante de l’assistance. L’association française de recherche sur la radio, le GRER (Groupe de Recherches et d'Etudes sur la Radio :
http://www.grer.fr/ a accordé un fort soutien à l’organisation de cette manifestation.
 
Le groupe IREN avait été fondé préalablement à la constitution du consortium. Il a vu le jour lors de la réunion de chercheurs européens sur la radio, qui s’était tenue à Louvain-la-Neuve le 30 janvier 2003 à l’instigation de Jean-Jacques Cheval, spécialiste français de l’étude de la radio (Université Bordeaux 3 / CNRS, Président du GRER) et à l’invitation de Frédéric Antoine, professeur à l’UCL (Observatoire du récit médiatique). Conscients de l’importance de relancer ce secteur de recherche, ces chercheurs ont alors fondé l’International Radio Research Network (IREN). Dans le cadre du consortium européen, Peter Lewis, associé à la London School of Economics (LSE), a été chargé de la coordination scientifique des travaux alors que Jean-Jacques Cheval assurait la coordination générale du réseau avec l’appui déterminant du CNRS (Centre National de Recherche Scientifique).
 
Le 31 décembre 2006, le consortium IREN aura terminé ses activités. Mais les membres d’IREN réfléchissent au moyen de poursuivre ensemble leurs travaux, en organisant des recherches sur la radio à des échelons nationaux ou thématiques, sur des dimensions européennes mais aussi internationales, tant il est important de rappeler que le devenir de la radio au-delà de l’Europe constitue un enjeu crucial pour ce média. À cette réflexion, les chercheurs et professionnels intéressés par la réalité et l’avenir de ce média sont invités.

Frédéric Antoine / Jean-Jacques Cheval

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Dimanche 19 novembre 2006

Le 15 novembre 2006, pour célébrer les 10 ans de son Bureau régional en Afrique, le BARN, situé à Cotonou, Bénin, Radio Nederland Wereldomroep a organisé à Amsterdam un séminaire sur le thème du « développement à venir des médias en Afrique ». A cette occasion, M. Soulé Issiaka, directeur du BARN, a rappelé que depuis 1996, Radio Nederland a pris le parti d'apporter un soutien effectif au développement du pluralisme radiophonique en Afrique et dans l'Océan Indien. Il a souligné le rôle de son bureau comme agitateur et catalysateur de la circulation des idées en Afrique, et entre l’Afrique et l’Europe. « Nous sommes arrivés en Afrique au bon moment. Quand l’Afrique changeait grâce au mouvement de ses propres populations ». Son succès, le BARN le doit, a-t-il poursuivi, au fait que « nous connaissons et sommes enracinés dans les cultures africaines, et que nous travaillons avec les Africains eux-mêmes pour leur donner la parole ».

Source : TRRAACE, 16/11/2006

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Dimanche 19 novembre 2006

17 journalistes venant de 9 radios communautaires de Centrafrique sont en formation depuis le 13 novembre et jusqu’au 24 novembre 2006 à l’Alliance Française de Bangui. Organisée par Radio France Internationale et les Médias Catholiques de Centrafrique sur un financement de l’Union Européenne, cette session porte sur l’initiation à la production de magazines radiophoniques.
Des 9 stations présentes, 5 sont confessionnelles (4 catholiques et 1 protestante), 3 sont des radios rurales locales et 1 radio privée appuyée par la Fondation Hirondelle.

Cette session est la suite de l’opération « Les réseaux de la démocratie » qui vise à renforcer les radios communautaires de Centrafrique dans l’échange de d’informations et de programmes via internet. Elle fait suite à la distribution d’équipement audionumérique des radios communautaires qui eut lieu durant en mai – juin 2006.

Source : TRRAACE, 18/11/2006

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Dimanche 12 novembre 2006

Par I. DIAW , pour le quotidien Walf Fadjri

Le Programme d'appui à l'élevage (Papel) participe à l'amélioration, en zone sylvopastorale, du processus de collecte, d'analyse et de transmission des informations issues du sous-secteur de l'élevage. Pour ce, il a décidé de renforcer les capacités des gestionnaires des radios communautaires. Une session de formation s'est tenue à cet effet, du 30 octobre au 4 novembre 2006 à Linguère.
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